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Histoire d'auto-édition

Il y a un peu moins de deux mois, mon premier roman, Les Aventures Extra-Solaires, a été publié.


Fascinée et passionnée par la science-fiction depuis l'adolescence, je ne pouvais pas ne pas me tourner vers ce genre littéraire pour écrire cette aventure qui me trottait dans la tête. 

Tout le processus d'écriture a été une succession de montagnes russes. Je suis passée de l'excitation de l'idée de départ, au rejet total de celle-ci deux jours plus tard. Puis, une fois, la phase d'auto-sabotage terminée, s'en est suivi une autre et une autre et encore une autre... Tout cela entrecoupé de moments d'euphorie, d'insomnies créatives, de croquis, de recherches...


Mais l'aventure ne s'est pas juste arrêté aux trois petites lettres sous le dernier chapitre. Le gros du travail a en fait commencé à partir de ce moment-là. Les sessions de correction, de réécriture, les bêtas-lectrices, les retouches, les ajouts, les suppressions... C'est comme si le premier jet de ce roman était passé à la machine à 90°. Ça a pris du temps, mais au bout de plusieurs semaines, il est ressorti rétréci et sans tâche. 


Par la suite, c'est l'envoi aux maisons d'édition qui a été une épreuve. Il a fallu chercher celles dont la ligne éditoriale correspondait au contenu de mon roman, envoyer des versions numériques, faire imprimer et relier des exemplaires (impression recto pas verso, interligne double etc.) puis les envoyer par la poste. Cette étape importante, mais non-primordiale a pris du temps, et m’a vidée de beaucoup de mon énergie et de ma motivation. Comment se fait-il que lorsque l’on créée quelque chose, quelque chose qui sort de nos tripes, comment se fait-il que l’on ait à ce point envie de passer par un autre pour le faire reconnaître ? Et pourquoi le faut-il ? Pourquoi est-ce que la reconnaissance d'un écrivain dépend-elle de la notoriété et du rayonnement de sa maison d'édition ?


Bien sûr, n’étant personne (pour l’instant ?) et n’ayant pas écrit le nouvel Harry Potter, les réponses positives ne se sont pas bousculées à ma porte. 


C’est donc après une période de déception et de mini-dépression que j’ai décidé de me lancer dans l’auto-édition. Après plusieurs après-midi de recherches et de comparatifs, c’est la plateforme Librinova qui m’a séduite. Quelques semaines après, le tome 1 des Aventures Extra-Solaires sortait en version numérique et un mois plus tard, c’est la version papier qui arrivait dans ma boîte aux lettres. 


Toucher de ses mains le fruit d’un travail intellectuel, quelle sensation étrange ! 


On aurait pu croire que le travail était alors terminé, mais non. La phase de communication ne faisait que commencer… Et ça a été la plus dure pour moi. Utiliser mon imagination ? Ok. Comparer des services ? Ok. Ecrire et réécrire le même paragraphe encore et encore pendant des heures ? Ok. Expliquer à des gens que mon livre doit se retrouver en haut de leur pile à lire ? … Euh pas ok. Non que je ne considère pas l’exercice comme essentiel, car il l’est, mais ça a été le plus dur pour moi. Il a fallu que j’écrive une biographie de moi à la troisième personne du singulier, que je me crée de nouveaux réseaux sociaux pro, que je contacte des chroniqueurs, des blogueurs pour leur proposer des services presse…  Je pourrais faire cela pour quelqu’un d’autre et même très bien. Mais pour moi ? Vous ne trouvez pas cela étrange vous ?


Bref ! J’écris bien mieux que je ne démarche !


Mais enfin, les choses sont lancées ! L’aventure n’est pas terminée pour autant. Se faire connaître est la chose la plus compliquée et j’ai besoin de tous les petits coups de pouce que l’on voudra bien me donner. 


Alors si tu as lu toute cette logorrhée autocentrée sans cliquer sur la petite croix et que tu souhaites, toi aussi, m’aider dans ma petite entreprise, tu peux ! Évidemment, tu peux acheter mon livre et surtout laisser un commentaire sur Internet après l’avoir terminé, mais tu peux aussi simplement parler de lui autour de toi, l’offrir à Noël, partager mes publications, m'offrir un café... 


Voilà, aujourd’hui, j’ai besoin d’un petit coup de main pour tenter de réaliser mon rêve de gosse. Toucher l’équivalent d’un SMIC en vendant mes histoires. Si tu veux seulement discuter bouquin et écriture, ça marche aussi.


À bientôt !


Mélanie alias Alex Sol.



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